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Comment faire la diversification alimentaire de bébé?

Comment faire la diversification alimentaire de bébé?

En tant que parents, on s’est déjà tous posé cette question. Comment vais-je diversifier mon bébé? A quel âge? Par quoi commencer? Comment m’y prendre?
Retrouvez dans cet article, toutes les réponses à vos questions concernant la diversification alimentaire de bébé.
Il faut savoir que l’alimentation du nourrisson et de l’enfant en bas âge est primordiale pour son futur développement. Celle-ci intervient durant ses 1000 premiers jours de vie. C’est une étape cruciale pour le futur comportement alimentaire de votre enfant.

Que nous recommandent les autorités concernant la diversification alimentaire de bébé?

Au niveau mondial, si on regarde du côté de l’OMS:
Avant l’âge de 6 mois, votre bébé n’a besoin que de son lait, maternel ou infantile. Ensuite, ses besoins en énergie et nutriments doivent être complétés par les aliments solides. Retenez quand même que le lait couvre, de ses 6 mois à ses 12 mois, la moitié, voir plus de ses besoins énergétiques. J’en parle plus en détail dans « Comment suivre la croissance de son bébé allaité? » . Dans cet article, je parle principalement des bébés allaités mais c’est pareil pour les bébés nourris aux biberons.
Ils disent également que les bébés de 6 mois sont aptes à l’introduction des aliments solides.
Retenez aussi que de 6 mois à 12 mois c’est de la découverte, du plaisir!

Quand commencer la diversification alimentaire de bébé?

Beaucoup de parents ne savent pas à quel âge commencer à diversifier leur bébé. 4 mois? 6 mois?
Juste avant, je vous disais que le lait couvre les besoins énergétiques de votre bébé jusqu’à ses 6 mois. Cela semble donc logique de ne commencer qu’à partir de cet âge là.
C’est d’ailleurs ce que nous avons fait avec mon mari pour notre fils Jules et il s’en porte très bien.

Parfois, on vous recommandera de débuter avant, vers 4 mois. Pourquoi? Car ce sont les anciennes recommandations… On pourra aussi proposer de diversifier votre bébé vers 4 mois afin de soulager un reflux (Ce qui ne va en rien aider bébé, j’en parlerai plus en détail dans un autre article).

Chers parents, rassurez-vous! Bébé reçoit suffisamment de nutriments et comblent ses besoins en énergie grâce au lait jusqu’à ses 6 mois. Alors, on se détend, vous gagnez deux mois pour vous préparer au mieux à sa diversification. Et si vraiment ça vous stress ou qu’on vous mets la pression, répondez que vous suivez les recommandations officielles de l’OMS. Mais aussi, plus vous attendrez et plus le système digestif de votre bébé gagnera en maturité!

Maintenant que vous connaissez l’âge pour débuter la diversification, voyons comment la mettre en place.

Comment et par quoi commencer?

Comment commencer?

De nos jours, il existe plusieurs méthodes de diversification alimentaire.
Vous avez la méthode « traditionnelle » dite en purée et vous avez la méthode « finger food » .

Avec mon mari, nous avons privilégié la méthode finger food dès le début. Les morceaux ne nous faisaient pas peur et j’étais bien formée sur le sujet.
Pour les personnes qui sont stressées par les morceaux, car le mot « morceau » est associé à risque d’étouffement. Vous pouvez commencer par les purées. La diversification alimentaire de bébé ne doit pas rimer avec stress et angoisse, ça doit être cool et joyeux.
Sachez néanmoins qu’il ne faudra pas tarder à introduire les morceaux (avant 9 mois) car après, bébé s’habitue à la purée lisse et risque de les bouder. Et bonjour les premiers soucis alimentaires!
Je parlerai plus en détails du risque d’étouffement et des étapes de l’évolution de la mastication dans un autre article afin de vous rassurer.

Un sujet très important dans la diversification de votre bébé c’est la DME, qui est la Diversification Menée par l’Enfant. Ça, c’est vraiment quelque chose que je vous recommande vivement de mettre en place dès le début de la diversification! Que vous diversifiez votre petit chou avec la méthode purée ou la méthode finger food, instaurez la méthode DME directement. J’en parlerai aussi plus en détail dans un autre article.

Le gros avantage du « finger food » face aux purées:

Votre bébé est au contact direct avec l’aliment. Il peut le regarder, le toucher, le sentir, le goûter, mais aussi entendre le bruit qu’il fait en l’écrasant ou en le mâchant. Tous ses sens sont en action et cela est TRÈS important pour son développement alimentaire. En mangeant des purées, il n’utilise pas tous ses sens. Le jour où on lui présentera un brocoli, il n’en voudra pas, car il n’en aura jamais vu. De son point de vue: « ça ressemble à un arbre… et un arbre, ça ne se mange pas! » Avec les purées, il ne sait pas ce qu’il avale. Le fait qu’il utilise tous ses sens, lui permettra de mieux intégrer l’aliment et d’apprendre à l’apprécier.

Par quoi commencer?

Anciennement, on recommandait de commencer par certains groupes d’aliments comme par exemple les légumes, ensuite les fruits, etc. Ces recommandations sont maintenant obsolètes!
Depuis 2021, Santé publique France recommande d‘introduire tous les groupes d’aliments, y compris les aliments réputés allergènes et ce, dès le début de la diversification alimentaire. Ils se sont appuyés sur l’avis de professionnels de la santé et de la petite enfance, grâce à différentes études.
Et ça, c’est une excellente avancée!

L’avantage majeur?
Moins de prise de tête. Par exemple, ce soir, vous avez au menu une ratatouille avec ses accompagnements (comme protéine et féculent). Et bien, pour bébé, vous allez lui proposer tout ce que vous mangez, mais adapté à lui et à la méthode choisie (purée ou finger food). Plus besoin de préparer ses plats en avance, vous devez simplement adapter lors de la préparation du repas. Bien sûr, question de facilité et de rapidité, vous pouvez, malgré tout, préparer en avance ces repas et les congeler.

Je voudrais quand même préciser deux points:

  • Au tout début, je vous conseille d’introduire de tout (légumes, fruits, féculents, viandes,…) mais concernant les aliments allergènes, il faut établir une méthode précise. Je vous explique tout cela en détail dans cet article: 14 allergènes prioritaires à introduire lors de la diversification chez bébé
  • Au niveau du goût, si vous choisissez la méthode « traditionnelle » en purée, préférez tout de même présenter à votre bébé un goût/aliment à la fois. Si, par exemple, vous mélangez plusieurs légumes ensemble, il n’aura pas le vrai goût unique de l’aliment et ce n’est pas bon pour son apprentissage alimentaire. Ces sensations vont être erronées et quand il devra manger l’aliment seul, il ne pourra pas le reconnaître.

Comment s’y prendre?

Dès le début, vous pouvez proposer plusieurs repas (aliments) au cours de la journée. Au début, les menus vont être très simples et ils évolueront au fur et à mesure que votre bébé avancera dans les différentes étapes de sa diversification alimentaire (voir l’article sur le risque d’étouffement et l’évolution de la mastication. Cet article est en préparation). Proposez-lui les aliments tout au long de la journée (matin, midi, soir). Adaptez-vous en fonction de votre bébé.

Dans un premier temps, bébé va beaucoup découvrir. Il ne mangera peut-être pas grand-chose et ce n’est absolument pas grave, car le lait, infantile ou maternel, reste son aliment principal jusqu’à un an. Le peu qu’il mangera comblera ses besoins supplémentaires.

Voici quelques idées de menus, sur une journée, pour vous lancer:

  • Idée Menu 1: Carotte, présentée en bâtonnets fondants adaptés ou sous forme de purée, en fonction de la méthode choisie; du houmous, à présenter sur une cuillère pré remplie ou sur une tranche de pain grillée ou encore pour tremper les bâtonnets de légumes dedans et un fruit frais bien mûr (pour la texture fondante).
  • Idée Menu 2: Avocat bien mur coupé en tranches (méthode finger food) ou écrasé à la fourchette mit sur une cuillère pré remplie (méthode purée); Saumon frais cuit à la vapeur en morceaux (sans arrêtes) ou mixé avec l’avocat et toujours accompagné d’un fruit frais bien mûr.
  • Idée Menu 3: Courgette, présentée en bâtonnets fondants adaptés ou sous forme de purée, en fonction de la méthode choisie; Crème de poulet, à présenter sur une cuillère pré remplie ou sur une tranche de pain grillée ou encore pour tremper les bâtonnets de légumes dedans et encore un fruit frais bien mûr.

C’est un apprentissage pour bébé, mais aussi pour les parents!

Apprenez à faire confiance à votre enfant. Il connait et sent ce dont il a besoin et gère son niveau de satiété. Jamais on ne force un enfant à manger. L’équilibre se fait sur une journée, voir sur une semaine. Alors, pas de panique si bébé ne mange rien de solide une journée ou plusieurs. Tant qu’il prend bien son lait, tout va bien!
Il va lui falloir un temps d’adaptation, c’est une transition et un grand changement alors on suit son rythme. Restez bien à son écoute. Préférez un environnement calme et rassurant. Armez-vous de patience et de douceur. Ne lui imposer rien.

S’il refuse un aliment ou le recrache. C’est normal. Cela fait partie de son apprentissage. On repropose l’aliment à d’autres repas. Son goût va évoluer. Il aimera certains aliments et d’autres moins. Et c’est normal. Par contre, n’hésitez pas à retenter encore et encore, il faut parfois plus de 10 présentations avant que l’aliment soit accepté!

Il n’existe pas de nombre de cuillères que bébé doit manger à tel ou tel âge! Ni quelle portion/quantité de légumes ou fruits. Ces deux concepts sont les anciennes recommandations.
Votre bébé va vous guider, écoutez-le, observez-le et vous vous rendrez très vite compte quand il n’a plus faim et quand il en veut encore.
Votre plus grand rôle: donnez à votre bébé des aliments sains, mais aussi, lui faire confiance quant à la quantité dont il a besoin. Vous gérez les aliments, il gère les quantités.

Le lait

Comme je vous l’ai dit plus haut, le lait reste l’aliment principale jusqu’à un an. On ne remplace pas un biberon ou une tétée par un laitage (fromage, yaourt,…) avant ses 1 an!
Néanmoins, à partir de 6 mois, le lait, infantile ou maternel, ne comble plus tous ses besoins énergétiques et nutritionnels. C’est à cela que va servir l’introduction des aliments solides. À lui apporter ce dont il a besoin, en plus de son lait.
À partir d’un moment, votre enfant supprimera de lui-même son biberon du midi ou sa tétée (vers 9 mois en moyenne). Le lait, qui contient du calcium, ne permet pas de bien assimiler le fer (très important) qu’on retrouvera principalement dans l’assiette du midi. Cela se fera naturellement. Je me répète, mais soyez à l’écoute de votre enfant.
Je vous prépare un article sur le lait infantile afin que vous puissiez savoir quand changer de lait et quand proposer du lait de vache.
Pour les mamans allaitantes, continuez à donner la tétée à la demande de votre bébé.

Ce dont bébé a besoin et ce qui n’est pas nécessaire

Le fer et les acides gras

Vers l’âge de 6 mois votre bébé a besoin principalement, en plus de son lait, de fer et d’acides gras. Pour le fer, on les retrouvera principalement dans les protéines animales, mais aussi dans les protéines végétales. Et pour les acides gras, il faudra lui proposer de bonnes matières grasses telles que l’huile de colza, de tournesol ou d’olive, mais aussi les purées d’oléagineux (amande, noix de cajou,…).
Pour une meilleure absorption du fer, on recommande d’associer la protéine avec un fruit frais qui contient de la vitamine C.
Une fois que vous avez compris que votre bébé a surtout besoin de cela, il devient difficile de comprendre pourquoi on nous recommandait avant de donner des purées de légumes ou des compotes de fruits pour débuter la diversification alimentaire de bébé…

Les féculents

Lorsque votre bébé commencera à se déplacer en rampant ou à quatre pattes, il faudra qu’il ait à chaque repas des féculents. C’est dans ceux-ci qu’il ira chercher son énergie dont il aura besoin. On privilégiera les céréales complètes au céréales blanches (farines, pâtes, riz,…).

L’eau

L’eau fait partie intégrante de l’alimentation et donc par conséquent de la diversification alimentaire de bébé. Dès le début de la diversification alimentaire vous devrez proposer de l’eau à votre bébé. Soit directement au verre, il en existe des super adapter à leur petite main ou dans une tasse à bec ou une gourde à paille – le meilleur choix, selon moi.
Vous pouvez lui laisser à disposition tout au long de la journée pour qu’il puisse en prendre quand il en ressent le besoin. Mais aussi, lui proposer lors des repas. Et également, lui rappeler de boire lors de fortes chaleurs, car parfois votre bébé peut être concentré sur ses jeux et oublier de boire.

Les vitamines

La vitamine D est essentielle et nous sommes souvent en carence. C’est pourquoi votre bébé doit la prendre en supplément.
Pour un enfant en bonne santé: 10ug/jour soit 400UI/jour. C’est la même chose pour un bébé allaité ou nourrit au lait infantile.

Si votre enfant ne consomme pas de produits animaux, il faudra le complémenter, principalement en vitamine B12.

Les aliments à proscrire

Je ne vais pas rentrer dans les détails, car je le ferai dans un article bien complet. Mais voici la liste des aliments à bannir de l’alimentation de votre bébé et ce, le plus tard possible (jusqu’à 3 voir 6 ans)! Ceux-ci ne sont absolument pas nécessaires et seraient même néfastes pour votre petit bout.

  • Le sucre
  • Le sel
  • La caféine (il y en a dans le chocolat)
  • L’alcool (on en retrouve dans certains plats)
  • Les aliments non-cuits (viande-poisson crus et même fumé, lait-oeuf crus, charcuterie, mayonnaise avec oeuf cru,…)
  • Le soja et ses dérivés
  • Les pesticides, les additifs et les nitrates

Lisez les étiquettes, car c’est parfois dissimulé!
Préférez les aliments naturels et non transformés. Mais aussi, choisissez toujours un aliment avec la mention « sans sucre ou sel ajouté ».

Les accessoires pour une diversification alimentaire de bébé au top

Pour bébé:

  • chaise haute
  • bavoir ou tablier
  • assiette
  • bol
  • verre
  • tasse à bec ou gourde à paille
  • couverts / services
  • brosse à dents

Pour cuisiner:

  • cuit vapeur
  • blender

Pour la conservation:

  • congélateur
  • petite glacière
  • pain de glace
  • bac à glaçons
  • moule à glaces
  • contenant multiple
  • récipients de conservation (boite hermétique par exemple)
  • **De préférence sans BPA**

Brossage des dents

Avant l’apparition des dents, je vous conseille de déjà présenter la brosse à dents. Votre bébé pourra déjà la manipuler et il saura ce que c’est, il ne sera alors pas surpris le jour où vous lui présenterez pour l’utiliser.
Privilégiez une petite brosse adaptée aux bébés avec des poils doux.
Concernant le dentifrice, il en existe des spéciaux adaptés aux petits enfants. De mon point de vue, tant que mon enfant ne sait pas cracher et bien rincer sa bouche, je n’en utilise pas. Par contre, une fois qu’il en est capable, j’en achète un adapté pour lui.
Une fois qu’il y a la première dent, alors il faudra faire un brossage après chaque repas.


J’espère avoir répondu à la plupart de vos questions. Je suis en train de rédiger différents articles plus complets sur certains sujets bien précis.
N’hésitez pas, à me poser vos questions ou réflexion ci-dessous.

Au plaisir d’échanger avec vous!

Signature Perrine
Si vous avez aimé l'article, vous êtes libre de le partager! 🙂

10 réponses à “Comment faire la diversification alimentaire de bébé?”

  1. Comme je suis d’accord avec le fait d’attendre les 6 mois pour commencer la diversification, et sur l’importance d’avoir des bons lipides dans l’assiette !
    Je vois tellement de parents venir me voir parce que leur enfant a mal au ventre car il est constipé « alors qu’il boit bien et qu’il mange des légumes »… alors que le problème c’est qu’il n’y a juste pas assez de lipides (les bons, c’est à dire les omega-3 qui vont aussi nourrir son cerveau en pleine construction !!). Je dis souvent en consultation que le tube digestif, c’est juste de la plomberie : il faut que ça glisse, sinon ça accroche, donc il faut des corps gras – surtout végétaux – tous les jours. Boire plus pour lutter contre la constipation ? Si on débouchait un évier en y mettant de l’eau, ça se saurait ! 😉 Alors, certes il faut boire (les bonnes eaux) mais en cas de constipation il faut aussi penser aux légumes et aux féculents complets (pour les fibres) ET aux bons lipides, comme décrit dans cet article !

  2. Merci pour cet article qui me permet de revoir les bases de la diversification. Je suis justement en train de me plonger dans ce sujet pour préparer un article sur les enfants dit « difficiles » quand ils sont plus grands et l’intérêt d’une diversification menée de main de maitre!

    • Je t’invite à suivre les prochains articles car je pense qu’ils t’apporteront également pas mal d’informations 🙂 Merci pour ton commentaire !

  3. J’ai adoré les informations pertinentes de ton article, on sent bien que tu aimes le sujet sur lequel tu écris, c’est chouette ! J’ai particulièrement aimé le paragraphe sur le « finger food », il est vrai que la purée dénature l’aliment – je n’y avais jamais réfléchi avant.

    • Effectivement c’est vraiment une passion pour moi 🙂 Oui c’est tellement important de présenter les morceaux « finger food » à bébé le plus tôt possible afin de faire travailler tous ses sens. C’est essentiel pour son futur comportement alimentaire. J’espère qu’un jour chaque parent en sera conscient, d’où le but de mon blog 🙂 Contente d’avoir éveillé cela chez toi.

  4. Merci pour ces explications précises, j’ai lu avec attention car je ne connaissais pas l’alimentation en méthode « finger food ». C’est vrai que la méthode purée est plus rassurante!

    • Oui pour les parents plus stressés, la méthode purée rassure. Mais si on s’informe correctement sur les risques d’étouffement, je pense qu’on peut être rassuré. Notamment sur le fameux gag réflexe, car il faut le dire, c’est le plus courant des différents types d’étouffements même si ce n’en est pas vraiment un! Merci pour ton commentaire 🙂

  5. Article intéressant, je ne connaissais pas le terme finger food, et j’ai commencé pour mes enfants avec de la purée, et de tout petit morceaux hachés pour la viande, le poisson et des légumes ou fruits hors purée. Je ne me souviens pas d’un épisode d’étouffement, cela intervient plus grand, lorsque l’on est moins vigilant, qu’ils sont grands et autonome.

    • Merci pour ton commentaire 🙂 alors pour l’étouffement cela varie d’un enfant à l’autre en fonction de sa sensibilité orale et ses capacités masticatoires, d’ailleurs ce sont deux articles que j’ai fais cette semaine qui traite sur le sujet!

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